L’appel

Les ondes plissent, étoffe mariale froissée dont l’ourlet glisse sur les roches dures.

Un voile d’écume blanche recouvre la blondeur chaude de la plage déserte.

La houle soupire, souffle inconscient du monde endormi.

Des ailes lumineuses palpitent sur la surface transparente de l’eau.

Les vagues abandonnent sur le rivage les verts cheveux des sirènes.

Ces algues gluantes disparaissent dans les trous bleutés creusés par le sel.

Le soleil tire ses flèches, recouvrant la terre d’un filet d’or.

Prise dans les mailles, je me laisse attirer vers les abysses infinies.

L’océan résonne du chant inquiétant des créatures marines.

Le rire joyeux des mouettes s’éteint sous le roulement implacable des spirales de la mer.

Les filles de Neptune exigent des âmes perdues.

L’astre du jour leur offre sa capture matinale.

L’abîme appelle et le cœur écoute.

© Béryl Huba-Mylek

 

Une réflexion sur “L’appel

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