« Who is the man that did that to you ? »

Il est préférable d’avoir vu la série pour lire cet article

Jane Campion, réalisatrice primée à Cannes pour le très beau La leçon de piano, retrouve la Nouvelle-Zélande et Holly Hunter pour filmer avec soin sa nouvelle série, Top of the Lake. Hybride et déroutante, ni tout à fait policière ni tout à fait psychologique, cette œuvre, qui pourrait presque être un film en sept parties, se déroule au bord du lac Wakatipu, dans une nature magique et terrifiante. Chaque plan est envoûtant, chaque scène magistralement tournée. Une enquêtrice mélancolique tente désespérément de retrouver une jeune fille disparue, victime comme elle autrefois de la violence des hommes. Sa quête va raviver des souvenirs douloureux et mettre à jour les secrets enfouis des habitants de Laketop. Prisonnière des montagnes, la ville doit son nom au lac qui habite ses frontières. Au cœur de cette immense étendue bleue, la légende raconte que bat le cœur d’un démon. Cette eau qui dort, et dont, comme on le dit si bien, il faut se méfier, se présente comme le fil conducteur de la série. Immobile, lieu de passage, de mort, mais aussi de vie, le lac assiste, comme un spectateur, à la chute d’une société patriarcale gangrénée jusqu’à la moelle, accueillant sur ses berges les femmes qui, sans peut-être vraiment le vouloir, vont renverser le pouvoir.

Laketop ou la domination masculine

A Laketop règne une atmosphère étouffante. Dès les premières images s’installe un désagréable sentiment de suffocation. Les magnifiques paysages de montagnes semblent souligner cette impression, un peu comme si la ville était coupée de la civilisation, soumise à des lois archaïques profondément ancrées dans les mœurs des habitants. Au sommet de la pyramide patriarcale, un duo, celui que forment Matt Mitcham et Al Parker.

Matt Mitcham, le parrain de la ville

Deux femmes semblent véritablement importantes pour Matt. Sa mère, sur la tombe de laquelle il se recueille torse nu et se flagelle, et sa fille Tui, qu’il assure aimer plus que quiconque. Ainsi, deux lieux sont sacrés à ses yeux, la sépulture de sa génitrice et la chambre de sa fille, et il s’emporte si quelqu’un ose les profaner. Sa mère étant morte, impossible de savoir comment il se comportait avec elle. Evidemment, il la glorifie: elle est la femme idéale, la madone, pure et intouchable. Aucune autre femme ne peut soutenir la comparaison.

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Matt se prend pour le père fondateur, spirituel et biologique de toutes les âmes errant à Laketop. Il se comporte avec les autres comme un chef de meute, un mâle dominant. La structure de la société s’apparente à celle des chiens qu’il recueille et dresse pour lui obéir. S’il n’y parvient pas, comme avec la chienne de Bob Platt, il abat l’animal. Avec peut-être un peu plus de remords que lorsqu’il a noyé son maître. Matt ne comprend pas qu’on puisse lui désobéir. Il agit véritablement comme si son pouvoir était légitime, découlant de la nature qu’il chérit tant. Lorsque Al annonce à Matt que sa fille est enceinte, il rétorque que non, il ne laissera pas cela arriver à « one of my bitches ». Une de ses chiennes, donc, dans les deux sens que ce mot peut avoir.

Matt met en scène son pouvoir, sa domination. Sa maison surplombe la ville, protégée par une grille très haute, mais aussi par les chiens qui aboient à l’unisson dès que quelqu’un s’approche. Il se construit ainsi un personnage violent, animal et puissant. Lorsqu’il décide d’avouer à Robin sa paternité, il prépare minutieusement le terrain, la laisse venir à lui imaginant qu’elle va entendre la confession d’un criminel. Il jubile de l’effet de sa révélation. Robin était libre car elle ne lui appartenait pas. Matt imagine qu’il peut la contrôler dès lors qu’elle sait qu’elle est « my seed »[1].

Ses fils, Mark et Luke, sont deux avatars de leur père, mais simplets, adolescents encore. Ils rient bêtement de tout et vivent toujours sous le toit paternel. Ils partagent d’ailleurs avec Matt la même femme, cette silhouette dont on sait peu de choses, à part qu’elle couche dans le lit des trois hommes. Dans une scène pour le moins glaçante, Al lui fait la conversation, s’interrogeant sur le père du bébé qu’elle tient dans ses bras. Est-il de Mark ? Non. De Luke ? Non. Al se tourne vers Matt qui ne bronche pas. Cette idée de consanguinité et d’inceste pèse sur la ville. Qui sont les enfants de Matt ? N’importe qui à Laketop pourrait l’être. Filles ou amantes, telles sont les deux catégories dans lesquelles tombent les femmes autour du patriarche Mitcham. Parfois, les catégories se mélangent.

En bon « père de famille », Matt est celui qui entretient les autres. Il donne du travail aux habitants et contrôle la population grâce à son trafic de drogue. Les femmes travaillent pour lui : elles doivent nourrir leurs enfants, et en échange de leurs services, elles ne paient pas de loyer. Représentées célibataires, à l’image de la mère de Jamie, elles laissent naturellement Matt prendre la place des pères absents. Comme dans toutes les familles, celle de Laketop connaît des problèmes. Mais on ne tourne pas le dos aux siens. Il y a quelque chose de désabusé chez ces femmes qui ne croient plus en rien, semblent avoir accepté que pour survivre, elles doivent respecter l’ordre établi.

Al Parker ou la justice machiste

Au premier abord, Al Parker semble l’opposé de Matt Mitcham. En apparence galant et courtois, il représente la justice en sa qualité de chef de police. Pourtant, il s’avère complètement corrompu, et bien plus dangereux qu’il n’y paraît. Al abuse des habitants de Laketop, de la façon la plus terrible qui soit : il s’attaque aux enfants.

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Au début de la série, il joue les charmeurs, mais derrière les compliments destinés à Robin se cache un machisme peut-être plus important encore que celui de Matt. Lorsque Al comprend que l’inspecteur qui va venir les aider pour l’enquête est une femme, il s’exclame « Oh fuck ! ». Un inspecteur ne peut pas être une femme. Matt a ses chiens, Al ses policiers, qui toujours l’entourent. C’est avec eux qu’il converse joyeusement, à quelques pas de Tui qui repose sa tête sur la table de la salle d’interrogatoire. Lorsque Robin arrive, les policiers se réfèrent à Tui uniquement en utilisant le pronom « she » ; l’inspectrice leur rappelle qu’elle a un prénom. Al sourit, amusé des attentions de Robin. Lorsqu’elle s’inquiète de l’environnement familial de Tui, et craint de la ramener chez elle, il lui rétorque comme une évidence : « She can’t get anymore pregnant »[2]. Tout se passe comme si les hommes ne pouvaient s’identifier à une femme, ne pouvaient s’identifier à leur douleur. Ainsi, le policier Joy s’étonne de la recherche active pour retrouver Tui avant qu’elle n’accouche. Les femmes primitives n’accouchaient-elles pas dehors ? Est-ce vraiment dangereux ?

A la fin de la première journée de l’enquête, Al remercie Robin de ses services. Grâce à elle, les policiers ont appris un peu de sensibilité aujourd’hui. Il lui lance cette réplique avec une condescendance à peine déguisée, la congédiant aussi rapidement que possible. Lorsque Robin insiste, il prétend s’intéresser à l’état de sa mère, uniquement pour lui apprendre que le nouveau compagnon de celle-ci est violent. Il veut lui montrer qu’elle ne sait rien de Laketop, qu’elle ne comprend pas le fonctionnement des habitants.

A Laketop, on punit la violence par la violence. Ainsi, Al apprend à Robin que ses violeurs ont bien été punis, publiquement humiliés et battus. Pas de passage par la justice, on se fait justice soi-même. Pour apprendre les bonnes manières à Jamie, adolescent perturbé et taciturne, Al se moque de lui, le soumet à une dégradante séance de mimes, le frappe violemment sur la tête. On éduque par la violence.

Dès le second épisode, Al s’intéresse à Robin. Il se fait aimable et séducteur, gentleman, lui glissant régulièrement des compliments. Lors de la réunion avec les policiers où elle explique l’affaire, il se positionne de son côté, remet en place ses policiers, accepte ses requêtes. Pourtant, lorsqu’il se rend compte que Robin entretient une liaison avec Johnno, son comportement change. Il la suspend car il la découvre dans une tente avec son amant, et non pas car elle a agressé quelqu’un. A plusieurs reprises, il tente de s’imposer à elle, la demande en mariage, lui vante les mérites d’être avec un homme plus âgé, lui explique qu’elle aura ce qu’elle veut avec lui. Dans sa dernière scène avec elle, il se montre menaçant, violent, se moque de l’arme avec laquelle elle se défend. Pour lui, Robin est une femme qui doit avoir envie d’être avec lui. Une femme qui s’amuse à jouer à l’homme.

A Laketop les hommes sont en opposition aux femmes. Représentants de la justice et criminels vivent ensemble, vont au pub ensemble, rient ensemble. Un peu comme s’il n’y avait aucune justice pour les femmes, et qu’ils seraient toujours tous unis contre elles.

 

Les femmes du bout du monde

Dans Top of the Lake, la violence faite aux femmes ne sert pas simplement de péripétie, comme c’est le cas dans plus en plus de séries, qui font par exemple d’un viol un rebondissement dramatique. On sent ici le poids de cette violence, la douleur et le traumatisme qu’elle laisse derrière elle.

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Les femmes au Paradis

C’est à « Paradise », terrain immense et sauvage, que s’installe bientôt un groupe de femmes, meurtries par les hommes, en quête de guérison. La jeunesse a quitté la plupart d’entre elles, leurs corps sont abîmés. Jane Campion filme leur nudité avec pudeur. Elles se baignent, exposant sans honte leurs corps ridés, souvent en chair. Leur liberté s’affirme ici, sur les bords du lac où elles peuvent se retrouver à l’état naturel, être elles-mêmes. Les hommes, même laids, ont droit à la sexualité ; ce n’est pas le cas des femmes, qui sont moquées si elles n’attirent pas les hommes. « Unattractive people have sexy feelings too »[3], dit d’ailleurs l’une des femmes échouées sur les rivages du lac. Dans un accès de colère, Matt leur lance « unfuckable ». Si elles le sont pour lui, c’est avant tout car elles n’ont pas peur de lui, elles ne rentrent pas dans son jeu, elles rejettent son autorité. Les femmes de Paradise ne connaissent pas de maître. Ou plutôt, elles n’ont plus de maître.

Bunny devient propriétaire d’un terrain qui jusque-là appartenait à Matt, prenant ainsi la place d’un homme. Elle a laissé derrière elle sa fille, et son ex-mari la rejoint en hélicoptère, complètement perdu. Il lui reproche de ne pas assumer son rôle de mère ; en réalité, en l’absence de Bunny, c’est sa propre incapacité à s’occuper de son enfant qu’il réalise. Bunny contrôle également sa vie sexuelle. Ne pouvant rester plus de sept minutes avec un homme sans développer pour lui des sentiments, elle décide de payer pour coucher selon ses désirs. Dans le bar où elle entre, elle créé l’étonnement avec sa demande. Apprêtée et autoritaire, elle se démarque des hommes qui boivent silencieusement, avachis sur les tables. Elle pose l’argent sur le comptoir, exprimant haut et fort qu’elle souhaite « a fuck » avec l’un d’eux. Bunny maîtrise pour ne pas être maîtrisée.

Anita, autre héroïne de Paradise, semble brisée, répète inlassablement tout ce que les autres disent, sourit timidement. Elle raconte avec beaucoup d’émotion son amitié avec son singe, à qui elle avait même donné un prénom humain, Brad. Et comment était Brad ? Violent, possessif, incontrôlable. Une fois de plus l’homme est associé à l’animal, au mâle alpha, territorial et agressif. « Such a fooling thing to think that Brad could ever be a friend »[4]. Les femmes et les hommes à Laketop seraient-ils donc voués à être ennemis ?

A la tête de ce groupe de femmes, il y a GJ, guru malgré elle, sorte de pendant féminin du parrain Matt. Contrairement aux apparences, elle n’essaie pas d’être un réel guide spirituel. Elle n’entretient pas les illusions des femmes. Au contraire, très directe, elle les réveille, les assène de vérités. Pour autant, la brutalité avec laquelle elle s’adresse à elles n’a rien à voir avec celle de Matt, celle des hommes. Comme eux, elle utilise le terme « bitch », expliquant ainsi « all the bitches here are searching for love, and when they don’t find that, for enlightnment. »[5]. Mais derrière les moqueries ou la brusquerie dont elle fait preuve se cache une réelle empathie. Elle apaise les femmes. Elles sont plusieurs à rire et sourire de ses commentaires. GJ est une source de réconfort, car elle ne les manipule pas, ne leur ment pas, ne les rabaisse pas non plus. Elle les accepte comme elles sont, avec leurs défauts, et les aide à se libérer sans jamais rien leur imposer.

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Robin « ange » vengeur et Tui enfant sauvage

Robin s’assoit à côté de Tui dans la salle d’interrogatoire. Elle sort des chocolats de sa poche, lui en propose. Elle s’adresse avec douceur à l’enfant à côté d’elle. « Who is the man that did that to you ? »[6]. Robin et Tui pourraient être une seule et même héroïne tant leurs histoires se répondent. Et malgré sa longue absence, Tui hante la série de sa présence sauvage autant que l’inspectrice aux yeux tristes. A plusieurs reprises, Al compare Robin à un ange, vengeur ou protecteur. Lors du briefing pour exposer l’enquête, Robin utilise le nom complet de Tui : Tui Angel Mitcham. Associer la femme à un ange est une façon de la déshumaniser, d’utiliser un cliché pour la définir. Les héroïnes que Jane Campion a écrites peuvent pourtant difficilement être rangées dans cette case.

La mère de Robin reproche à sa fille sa dureté, soulignant qu’il s’agit plutôt d’une faiblesse. Pourtant, dans son travail, Robin n’hésite pas à faire preuve de beaucoup de douceur. Sa véritable force se trouve dans son empathie pour les autres, une arme bien réelle qui lui permet de gagner la confiance des victimes, ce que les autres policiers ne parviennent pas à faire. C’est peut-être le tour de force de Jane Campion, d’avoir fait de la sensibilité, habituellement montrée comme un défaut et donc forcément associée aux femmes, la puissance de son héroïne. C’est ce trait de caractère qui en fait une meilleure inspectrice que les autres. En cela, la mère de Robin a raison. A Laketop, seule la douceur peut vaincre la violence.

Robin se méfie des hommes. Elle met une certaine distance entre elle et le compagnon de sa mère, entre elle et Johnno aussi. Il propose de prendre son numéro, c’est elle qui prend le sien. Elle qui doit décider. Dans la première scène intime entre eux, dans les toilettes du bar, c’est son plaisir qui passe avant celui de Johnno. Le choix de cet homme-là pour amant n’est pas anodin. S’il était présent lors de son viol, c’est en victime, comme elle. Elle lui rappelle d’ailleurs qu’il n’était qu’un enfant. S’il a été violent, c’est avant leurs retrouvailles. L’une des plus belles images de la série est celle, à la fin du premier épisode, où il se met à genoux devant elle. Il choisit cette position non pas de soumission mais d’humilité pour s’excuser à la place des autres de la violence qu’elle a subie.

Les jeunes filles qui disparaissent dans les séries sont souvent retrouvées mortes (Laura Palmer dans Twin Peaks, Rosie Larsen dans The Killing, Hattie Sutton dans Mayday). Belles et en apparence innocentes, toujours blondes, elles sont en réalité plus coupables qu’on ne l’imaginait, des anges corrompus. Tui ne correspond pas du tout à cet archétype. Victime, elle l’est, jamais coupable. Elle n’est pourtant pas filmée pour que l’on s’apitoie sur son sort, et malgré la frêle apparence de l’actrice et son jeune âge, elle dégage une impressionnante aura de force. Surtout, elle ne meurt pas. Elle disparaît, se fond dans la nature, devient un animal sauvage, pour pouvoir survivre. Elle ne se laisse pas prendre. C’est dans un cri bestial qu’elle tire sur son père et son frère, tuant le premier et blessant le second.

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Et puis Tui est une enfant. Malgré son regard dur et sûr, son visage fermé, elle offre parfois un sourire de petite fille désarmant. Les principales victimes des hommes, ce sont ces enfants qui ne peuvent plus parler, qui taisent ce qui leur arrive. Sur ses paumes, Jamie a écrit « yes » et « no », et répond aux questions en levant la main adéquate. D’autres enfants du programme de réhabilitation pour jeunes délinquants ont adopté sa façon de s’exprimer. La société de Laketop est tristement déterministe. Les enfants, élevés dans la violence, la subissent jusque dans leur sexualité, drogués et violés par Al et les autres hommes qui devaient les aider. Ils deviennent les futurs Mitcham et Parker de la ville.

Tui, résistante cachée dans la forêt, Robin, justicière impossible à arrêter, et les femmes du lac ébranlent Laketop, exposent ses noirs secrets. A la mort de Jamie, sa mère accepte de parler. Matt a échoué, il n’a pas pu protéger sa grande famille. Il ne comprend d’ailleurs pas cette nouvelle résistance, semble devenir fou lorsqu’il tient l’enfant de Tui dans les mains. Il est descendu par sa fille. La mort d’Al reste incertaine, mais la découverte de son terrible trafic, et la balle qu’il reçoit de Robin mettent fin à son règne.

Le lac symbolise l’âme humaine, aussi calme que terrifiant, insondable et mystérieux, ni tout à fait bon, ni tout à fait mauvais. Tui s’y immerge au début ; Robin y lave son vêtement ensanglanté à la fin. La découverte de la vérité ne permet pas d’assurer que la violence masculine a pris fin. Il est difficile de se libérer de ce qu’on nous a appris. Ainsi, Robin poignarde son agresseur Sarge avec une bouteille, Johnno le force à quitter la ville à coups de poing. Les enfants abusés vont devenir adultes. Écouteront-ils leurs enfants, échapperont-ils à la violence des hommes ? « You’ve got a real teacher now, make sure you pay attention to him »[7]. C’est le dernier conseil de GJ à Tui. Ecouter son enfant écouter le faible, qui serait donc le vrai sage.

© Béryl Huba-Mylek

[1] Ma graine.

[2] Elle ne peut pas être plus enceinte qu’elle ne l’est déjà.

[3] Les gens laids ont aussi des pensées érotiques.

[4] Il était idiot de croire que Brad pouvait être un ami.

[5] Toutes les chiennes ici cherchent l’amour, et quand elles ne le trouvent pas, elles cherchent l’illumination.

[6] Qui est l’homme qui t’a fait ça ?

[7] Tu as un vrai professeur maintenant. Sois sûre de l’écouter.

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